FAIS CE QUE JE TE DIS...

Lors de la dernière campagne électorale pour les Législatives, parmi les propositions de son-programme, la Droite, privilégiait des mesures pour lutter contre les violences et les agressions dont les Français font de plus en plus l'objet.

Le laxisme du précédent gouvernement de Gauche et la grande mansuétude dont il a fait preuve en matière d’insécurité a été le détonateur d'un changement de politique voulu par les Français qui souhaitait une plus grande fermeté en la matière.

Voila pourquoi, une large majorité, s'est prononcée en juin dernier en faveur d'un nouveau parlement. Avec un peu moins de 400 députés, la Droite, commence maintenant à mettre en œuvre une politique sécuritaire afin retrouver un État de droit.

Nicolas Sarkosy, ministre. de l'intérieur du nouveau gouvernement Raffarin. en est l'initiateur. Il est en train de mettre en place, toute une série de mesures pour combattre l'insécurité grandissante, en faisant voter des lois ou en proposer à l'Assemblée.

Une très importante, est la réorganisation des forces de l'ordre, par le redéploiement des gendarmeries et des commissariats,

Aujourd'hui, dans Libération, des juges revanchards, des philosophes bien pensant, formant cette caste indéboulonnable, s-insurgent devant de telles mesures. Elles porteraient atteinte parait-il à nos libertés. Ces voix s'élèvent contre la politique que le Ministre de l’Intérieur tente d'appliquer.

Elles n’ont qu'un faible écho chez les Français, qui globalement, approuvent les textes qui sont ou vont être votés.

Un projet de loi sur la sécurité intérieure va interdire les rassemblements de mineurs dans les halls des immeubles et va multiplier les contrôles didentités. Un fichier national sur les empreintes génétiques va voir le jour, l’occupation sauvage par les gens du voyage des terrains communaux sera interdite, la mendicité sera réglementée, le délit de prostitution sera reconnu illégal et réprimé, les étrangers en situation irrégulière vont être reconduis dans leur pays.
Cet arsenal de mesures est bien accueillies par une grande majorité de citoyens.

La violence routière est aussi concernée par le projet du Ministre et une prise de conscience
collective est en train de prendre corps. Des lois répressives vont également être votées pour mettre un terme à l’hécatombe routière,

Je voudrais apporter à cette réflexion, une petite anecdote ironique. Trois députés, qui contribuent en principe à l'élaboration des lois, viennent d'être épinglés tout récemment. Le ministre Jacques Toubon a été surpris au volant de son véhicule en train de téléphoner. Julien Dray a été verbalisé parce qu'il circulait dans un couloir d'autobus à Paris et enfin, Claude Estier, a été pris en excès de vitesse, toujours à Paris.

Ces affaires auraient pu se régler sournoisement dans les cabinets des préfectures et la presse n'en aurait jamais eu vent. Mais non ! Ces messieurs, furieux d'avoir été verbalisés, ont contesté leur infraction avec véhémence, au motif qu-ils étaient en service commandé pour la France !

Non contents de vitupérer, ils menaçaient même les agents de la force publique de représailles tout en les qualifiant d'inaptes et d’incompétents et qu-ils feraient de mieux protéger le citoyen.

Après tout, depuis tout temps, les passe droit ont toujours existé. Les interventions sont monnaie courante pour les plus nantis et peut-être certains d'entre nous...

Le plus affligeant dans ces affaires, c'est la fougue arrogante de ces députés, qui, sous couvert de leur statut, se croient tout permis.

Pour tout un chacun, contester une contravention peut paraître parfois justifiée, mais quand on est député, initiateur et défenseur des lois, on se doit de donner l'exemple. et ne pas considérer que celles-ci s’appliquent uniquement aux autres. Les députés travaillent pour la République certes, mais ils ont les mêmes devoirs et droits que tous les Français.

Le dicton «  Fais ce que je te dis, mais ne fais pas ce que je fais », prend ici toute sa dimension.

C. HOMBERT
Décembre 2002