DROITE, GAUCHE...

           Alors que les nécessités politiques ne l'y obligeaient pas, le Président de la République, Jacques Chirac, a décidé de dissoudre l'Assemblée Nationale. Certains disent par convenance personnelle, afin de garder une majorité de députés pour 5 ans. Majorité qui éviterait une cohabitation si la Gauche venait à l'emporter l'année prochaine. D'autres, au contraire, pensent qu'une nouvelle équipe permettrait à Jacques Chirac d'entamer les réformes nécessaires en mettant en place notamment une politique d'austérité pour satisfaire aux critères de convergence du traité de Maastricht qui permettront d'adhérer à la monnaie unique.
Plus particulièrment en cette période de campagne électorales, les propos de nos homems polituques son bine entendu démagogiques.

Dans notre pays, deux courants de pensées prédominent. On les regroupe sous
l'appellation Droite et Gauche. Les politologues appellent cela la bipolarisation. La Droite regroupe l'U.D.F. et le R.P.R., la Gauche, le parti socialiste, le parti communiste et les Verts (parti écologique) ralliés pour la circonstance.
Dans les propositions des mouvements politiques, il ressort plus de points de
convergences que de divergences.
Sur le plan des convergences d'idées, la Gauche (sauf le Parti communiste) et la Droite
(hors Front national) ont la même approche sur la construction de l'Europe. Certes dansla présentation de leur programme, il existe des nuances, des interprétations différentes, mais sur le fond de la question européenne, les idées sont communes : la Droite et la
Gauche veulent une Europe forte sur le plan économique, une Europe qui affirme son
identité sur le plan international et une Europe qui doit avoir pour objectif le bien être de tous les êtres.
En outre, ces mouvements sont d'accord pour développer une politique de défense
commune. Par contre, sur l'Europe sociale, les avis sont plus nuancés. Dans le Traité de Maastricht, le volet social et l'emploi sont pratiquement inexistants. La Gauche voudrait bien modifier le traité pour que l'Europe prenne en comptes les aspects sociaux.

           Autre point de convergence : notre système économique. Tous estiment que la seule voie est celle du capitalisme et du
           libéralisme. Même si le système a ses effets pervers, il crée de la richesse, des ressources, donc du travail et par 
           conséquent du bien être pour l'homme. Là encore, la Droite et la Gauche partagent les mêmes vues, même si le temps
           de la campagne, cette dernière invoque l'ultra libéralisme.

           Pendant les 10 années de pouvoir socialiste, la Gauche a appliqué une politique de Droite en matière sociale et  
           économique. Elle a privilégié la libre entreprise et l'organisation des marchés, et a été contrainte d'admettre la logique
           industrielle et économique.

          Dans les programmes des partis politiques on retrouve d'autres idées communes : baisse des impôts, réduction des déficits
         sociaux et de la dette publique, relance de la consommation pour sauvegarder les emplois, préservation les retraites,
         assurance à tous les citoyens d'une bonne couverture sociale. Bref, ils sont partisans d'une France plus solidaire, plus
         fraternelle. Les programmes sont similaires mais tout en nuances.

        Alors où sont donc les divergences ? Qu'est-ce qui différencie la Gauche (hors parti
communiste) de la Droite ?
        Pas grand chose à vrai dire.

        Des divergences sur le code de la nationalité : les socialistes acceptent plus facilement les immigrés en situation irrégulière
        par la régularisation de leurs papiers. Ils ne sont pas trop enclins aux privatisations des entreprises dans lesquelles l'Etat
        possède des participations.

        Par contre, sur le plan des promesses électorales, il existe dans le projet socialiste la création de 700000 emplois, dont la
        moitié dans le secteur public et l'autre dans le secteur privé. Cet engagement est purement démagogique, car on sait très
        bien qu'il sera impossible à tenir si l'Etat ne trouve pas les ressources, les moyens financiers nécessaires pour sa mise en
        œuvre.

        L'idée plaira sans aucun doute et rapportera des suffrages. Après tout, ne vaut-il pas mieux payer des fonctionnaires ou
        assimilés plutôt que de payer des chômeurs ?

        Les discours des politiques sont une chose, les réalités une autre. Avec toutes les "affaires" qui ont éclaté ces dix dernières
        années, mettant en cause bon nombre de nos hommes politiques et leurs promesses non tenues, les Français éprouvent
       de la méfiance et préfèrent ne plus voter. Alors Droite, Gauche...

C. HOMBERT
Mai 1997