LES AFFAIRES

Les "affaires" qui mettent en cause des membres du gouvernement, des députés ou des conseillers généraux socialistes,
l'amnistie que les parlementaires ont votée pour leurs condisciples indélicats, le scandale de la transfusion sanguine, ont
révélé le sans gêne, la malhonnêteté et les magouilles du pouvoir de Gauche en place depuis 81.

Certes durant 20 ans de règne de droite, des écarts de conduite dans la gestion des affaires publiques avaient défrayé
également la chronique à l'époque (avions renifleurs, avoir fiscal de Chaban Delmas, les diamants de Bokassa...), mais
à la tête du pays depuis maintenant 10 ans, le nombre de malversations et d'indélicatesses est significatif : pêle-mêle en
voici quelques-unes unes : le Carrefour du Développement avec Christian Nucci (organisation servant à promouvoir la
francophonie), le délit d'initié (affaire Péchiney), le prêt sans intérêt accordé par un financier au Premier Ministre
Pierre Bérégovoy, les fausses factures du député Yves Pezet dans les Bouches du Rhône, la faillite de la mairie
d'Angoulême, dont le maire J. M. Boucheron fut le premier magistrat, l'inculpation d'Henri Emanuelli, actuel
président de l'Assemblée National, pour l'affaire Urba (il était trésorier du Parti Socialiste), le procès du sang contaminé
où furent mis en cause messieurs Laurent Fabius, Edmond Hervé et Georgina Dufois, anciens ministres.
Sauf cette dernière affaire, la finalité de ces scandales était l'alimentation des caisses du parti socialiste.
Et pour freiner ou retarder les instructions de ces affaires, le Pouvoir fit pression sur les autorités judiciaires et prétendit
même remettre en cause l'indépendance de la magistrature, car les juges effectueraient leur travail d'une manière arbitraire !

Malgré les propos lénifiants et moralistes des dirigeants socialistes, les Français garderont en mémoire ces moments forts

qui ne font pas honneur à notre démocratie et notre république.
Il serait temps que nos hommes politiques fassent preuve de déontologie, car l'opinion publique risque fort de se lasser de
toutes ces affaires délictueuses et il ne faudra pas s'étonner qu'ils se désintéressent de la politique.
Le taux d'abstention risque de monter, à moins que les voix ne se dirigent vers les représentants d'un parti qui n'a
jamais été au pouvoir : le Front National

Christian HOMBERT

vrier 1996