LA FIN DE LA TRAQUE

Recherché maintenant depuis plus d'un mois, et considéré comme l'ennemi public numéro un, Khaled Kalkal vient d'être abattu
par les forces de l'ordre. Cet algérien de 24 ans, issu de la mouvance islamique était soupçonné d'être à l'origine des attentats
meurtriers des 25 juillet, 17 août, 7 septembre. Il aurait également perpétré les attentats manqués des 3 et 4 septembre,
ainsi que celui du T.G.V. Lyon Paris.

Toute la police de France à ses trousses, il avait réussi à trouver refuge dans une forêt près de Lyon. Certains de ses amis
venaient le ravitailler et c'est au cours d'un de ses approvisionnements en nourriture qu'un promeneur remarqua l'attitude singulière d'individus maghrébins. Il prévint donc la police qui ne tarda pas à intervenir, mais le terroriste, méfiant, parvint à s'égailler dans la forêt.

Malgré les battues, il restait introuvable. Abandonné par ses amis, Kalkal ne pouvait plus échapper à la battue. Condamné à
rester seul, fatalement il serait arrêté.

La traque ne dura pas longtemps et les circonstances violentes de son arrestation montrèrent à quel point ce terroriste était très dangereux.
Mais être un terroriste dangereux n'est-il pas un pléonasme ?

Pour agir avec autant de détermination et de réussite, il fallait qu'un soutien logistique lui soit acquit. Il est fort probable que Kalkal était manipulé par des islamistes de tendance dure. Les intégristes l'avaient recruté dans l'un de ces quartiers de banlieues, véritables viviers de jeunes désœuvrés qui ne s'intégreront jamais socialement et professionnellement.

C'est pour combattre la société qui les rejette, que certains croient trouver dans la foi islamiste, celle bien sûr des intégristes et non celle traditionnelle qui prône avant tout la tolérance et la coexistence des confessions, un exutoire dans lequel ils expriment leur révolte et pensent faire changer le monde.

Le pauvre jeune homme a payé de sa personne son endoctrinement extrémiste, mais comme Mahomet le reconnaîtra parmi les siens...

Demain, il y aura d'autres terroristes comme lui qui seront convaincus que seule la religion islamique doit dominer le monde.

La France ne doit pas faire preuve de laxisme. Elle doit au contraire agir avec fermeté pour éradiquer ce mouvement extrémiste,
pour que demain, ne se reproduisent pas de nouveaux attentats.

Autre exemple près de chez nous : l'Algérie. Devant les actions terroristes du G.I.A, les autorités de ce pays ne faiblissent pas dans  le combat qui les oppose à ce groupement armé. Si elles se laissent déborder par les actions subversives, le champ libre sera donné à ce mouvement islamique radical.

C. HOMBERT
Octobre 1995