UNE THERAPEUTIQUE EFFICACE

Une grande foule à l'intérieur de la petite église de Redom en Ile et Vilaine, était venue assister aux obsèques de la petite Carin,
âgée de 11 ans, violée et tuée par un inconnu.

Tous ces gens, profondément choqués, attristés et pour la plupart vindicatifs, ne comprenaient pas qu'une gamine n'ayant pas encore atteint l'âge de la puberté, puissent être agressée aussi sauvagement par un sadique.
La gendarmerie, chargée de l'enquête, n'a pas mis longtemps pour retrouver le coupable de cet acte abject. Il s'agit d'un homme
de 32 ans, marié et père de 3 enfants. L'individu, déjà condamné à 10 ans de réclusion criminelle en 87 pour le même fait, avait donc récidivé.

Si l'homme avait purgé normalement sa peine (il a été libéré au bout de 5 ans d'emprisonnement), la petite fille n'aurait pas subi ces atroces sévices sexuels et serait encore en vie.

Comme beaucoup de violeurs, la prison n'est pas une thérapeutique adaptée à cette étrange maladie qui provoque chez ce genre d'individu des pulsions sexuelles et meurtrières incontrôlables.

La prison, ainsi que les traitements médicamenteux ou psychiatriques n'apportent aucune solution. Le sujet reste toujours sensible à des montées obsessionnelles qui le pousse à commettre l'irréparable.

Pourtant, un seul remède existe : l'émasculation. Cette opération est radicale. C'est vrai, elle est considérée comme invalidante pour l'individu, mais on coupe bien la jambe d'un sujet atteint de gangrène, on enlève bien le sein d'une patiente qui souffre d'un cancer, on extirpe bien un rein condamné. Ces ablations ou amputations ne sont-elles pas invalidantes ? Un chose est certaine : elles sont indispensables et salvatrices pour les personnes qu'il est impératif de soigner de cette manière radicale.

Au même titre que ces opérations, l'émasculation est le seul moyen de guérison possible dans l'état actuel des connaissances de la science médicale. Tous les psychiatres sont unanimes : les violeurs d'enfants sont des récidivistes en puissance. Pourquoi donc les remettre en liberté alors qu'ils n'ont pas été soignés ?

Mon point de vue personnel est bien entendu sujet à débats et trouvera peu d'écho parmi les autorités religieuses, le corps médical, la justice, nos gouvernants, les philosophes et autres personnes bien pensantes....

Contraire à la déontologie et à l'éthique médicale, un chirurgien ne castrera pas un individu dont les attributs sexuels ne sont pas
atteints d'une maladie grave et irrémédiable.

Les autorités religieuses argueront que l'homme est fait pour procréer. Une émasculation d'organes sains provoquée délibérément, ne saurait en aucun cas se justifier. Elle ôte en quelque sorte le droit à la vie.

Les philosophes ou les moralisateurs quant à eux, enfermés dans leurs certitudes et vivant sur leur nuage, se donnent bonne conscience.
Ils ne peuvent pas comprendre l’acte d’émasculation thérapeutique qui permettrait de soigner ces désaxés sexuels.

Pour ce qui concerne les autorités judiciaires, les juges appliquent la loi, rien que la loi.

Enfin, nos hommes politiques, en fonction de leur éthique, sont prêts à légiférer, mais préfèrent attendre qu'une prise de conscience plus collective de la société s'affirme. Sans cette affirmation, rien n'évoluera sur le plan de la législation.

Le droit c'est l'ensemble des règles qui régissent le fonctionnement de notre société.

Il est interdit de violer, qui plus est des enfants.
Notre pays devrait parfois réfléchir aux châtiments appliqués aux individus qui commettent de tels actes, mais nous sommes en France, pays démocratique, pas comme d’autres où se genre de crime est puni de peine de mort….

C. HOMBERT
Août 1995