LES GILETS JAUNES

Les « gilets jaunes », est le nom donné au mouvement de contestation spontané des gens qui manifestent contre la hausse des prix de l’essence et du diesel. Ils dénoncent également la pression fiscale et l’augmentation des cotisations sociales.
Les premières manifestations ont vu le jour en novembre. Tout à commencé grâce aux réseaux sociaux fin octobre 2018. Au travers de ceux-ci, le mécontentement grandissant, des milliers de personnes se sont donné rendez-vous sur des endroits publics. Surprenant lorsque l’on sait que les appels à manifester lancés par les syndicats ne font plus recette.

Les manifestations se déroulent le samedi, partout dans le pays. Elles se traduisent par un un blocage des ronds points et l’enchaînement de défilés dans certaines grandes villes.
Le point d’orgue aura été le samedi 1er décembre, quand des émeutes d’une extrême violence, à la limite de l’insurrection, ont éclaté dans la capitale. Dérapages inadmissibles et actes de vandalisme scandaleux sur les Champs Elysées et à l’Arc de Trionphe.

Le mobilier urbain a été pris pour cible, des incendies de voiture ont suivi, mais plus grave, des feux avaient volontairement été allumés dans des immeubles ou logeaient des habitants ! Mai 68 n’avait pas connu pareil vandalisme gratuit. On ne compte plus le nombre de vitrines de magasin défoncées. L’Arc de Triomphe a été envahi, dévasté et pillé par des radicaux. Pire, la tombe du soldat inconnu a été profané ! Il y aura toujours des imbéciles, des demeurés qui ne sauront jamais que des hommes sont morts pour la France et que c’est grâce à eux qu’ils peuvent manifester aujourd’hui.
Les forces de l’ordre n’ont pu maîtriser ce déferlement. Elles avaient pour consigne de contenir mais pas attaquer… Un illuminé, Eric Drouet, avait même appelé à prendre d’assaut l’Elysée. Sans doute se prenait-il pour Robespierre…
Ces événements ne se renouvelleront plus, les autorités policières ayant décidé d’agir et de ne plus contenir les avancées des manifestants. La capitale et et les grandes villes seront dorénavant protégées.
Sa la république a été ébranlée, elle est restée debout , même si il y a encore des irréductibles qui continuent à casser pour le plaisir.
Exemple : des « gilets jaunes » sans doute radicaux, ont saccagé et mis le feu à des cabines de péages d’autoroutes et de leurs annexes...
Cette révolte citoyenne, soutenue par une grande majorité de l’opinion publique, aura eu le mérite de faire prendre conscience aux hommes qui nous gouvernent, qu’il est grand temps de ne plus prendre les citoyens pour des pigeons. Depuis des décennies, les gouvernements en place pratiquent la même politique de dépenses. On rogne par ici, mais on augmente par là. Au final, le français paie toujours. Si l’on ajoute l’arrogance et la suffisance constatées chez certaines de ces élites, on comprend mieux l’exaspération populaire.

Quand la mobilisation s’essoufflera et que le mouvement entrera dans l’Histoire, les choses ne changeront pas…

Même si nous sommes versatiles dans nos choix, nous votons pour des femmes et des hommes qui nous proposent un projet de société. Comme à chaque fois, on y croit, puis on déchante...
Il est dommage que ces actes de violences dénaturent l’action de colère des « gilets jaunes », car leurs revendications sont légitimes. Elles traduisent un profond ras le bol.
Pour répondre et mettre un terme à ce grand mécontentement, Emmanuel Macron a débloqué 10 millions d’euros. Le financement de ces mesures va contribuer à renforcer encore plus les déficits publics. Pas grave : les futures générations paieront…

Ce mouvement a obtenu ce qu’aucun syndicat n’aura jamais acquit en si peu de temps pour mettre un terme à des revendications.
Spontané, le mouvement ne pourra malheureusement pas se structurer pour former un parti représentatif, tant les divergences existent entre ses leaders autoproclamés.

Comme les contestataires les« bonnets rouges » et « nuit debout » il y a quelques années, les « gilets jaunes » passeront...
La contestation sociale aura contribué a rendu inaudibles les partis politiques et les syndicats.
Pour conclure la réflexion, cette révolte sociale, qui a tourné à l’émeute le 1er décembre, aura fait – mais on en parle peu- 10 morts, sur, et à l’approche des ronds points bloqués.
Sarkozy, Hollande se sont heurtés aux mouvements populaires. Macron commence à découvrir que son ambition de réformer du pays ne se fera pas sans heurts. La France n’est pas réformable… ou si peu.

C. HOMBERT
décembre 2018