LES DEUX ETOILES

Vingt ans après avoir remporté la coupe du monde de football en 1998, la France renouvelle son exploit ! Cette fois, ce n’est plus une équipe de France surnommée à l’époque blacks blancs beurs qui a gagné, mais une équipe de France de la fraternité.
Et aucun rapport avec cette honteuse équipe qui a refusé de continuer à jouer ses matches lors de la coupe du monde de 2010, organisée en Afrique du Sud.
Tout le monde a encore en mémoire la rébellion de certains joueurs, enfants gâtés et millionnaires, qui ont créé une scission entre joueurs et organisé une grève, provoquant une crise unique dans les annales du football. On n’oubliera jamais l’attitude de ces séditieux, ces scélérats, ses caïds sans envergure qu’ont été les Evra, Anelka, Riberi Benzema Abidal...

Huit ans plus tard, la lumineuse victoire a effacé ce sinistre événement. Une nouvelle équipe est née. Il n’était pas évident pourtant de trouver le bon profil de joueurs qui respectent la ligne de conduite et les consignes de l’entraîneur pour atteindre l’objectif de l’entraîneur : se qualifier pour la finale.
L’ancien joueur et homme d’expérience qu’est Didier Deschamps a su donc trouver les bons éléments. D’origine différente, il a sélectionné des personnes dont la qualité primordiale, outre le fait de bien savoir jouer au foot, était la solidarité et l’abnégation, valeurs indispensables pour qui veut réussir un exploit.
Elle était fière et simple à la fois cette équipe, qui au fil des matches, a su garder la tête froide malgré les critiques. Des joueurs qui aiment la France et ses valeurs, des joueurs qui respectent le public, des joueurs qui ne s’exhibent pas sur les réseaux sociaux, en tout cas pendant la coupe.
Il fallait les voir ces joueurs chanter l’hymne national, contrairement à certains de leurs prédécesseurs, m’as-tu-vu, au comportement scandaleux.
Au cours de cette finale, même si le jeu n’a pas été flamboyant, l’équipe de France a été malmenée, mais elle a su trouver les ressources suffisantes pour l’emporter.

Le football est un phénomène de société. C’est un sport fédérateur et rassembleur, le plus joué dans le monde. Même s’il peut parfois provoquer des réactions violentes ou des débordements chez certains supporters, il catalyse les passions.

Tous les supporters, réunis dans des cafés, des campings, des fans zones ou dans les réunions familiales autour d’un rosé ou d’un barbecue étaient vraiment heureux.
La France entière criait son bonheur à chaque but marqué. Et quand le coup de sifflet final a retenti, le déchaînement de joie dans les rues s’est manifesté. Klaxons, drapeaux, mouvements d’allégresse...
L’apothéose fut la descente des Champs Elysées – plus ou moins écourté - ou plusieurs centaines de milliers de français ont manifesté leur bonheur et leur allégresse

Quelques jours après, la France est encore sur son nuage euphorique. Elle oublie le chômage, la dette publique, les préoccupations quotidiennes….
Elle est devenue une grande nation de football... Nul doute qu’en 2022, au Qatar, elle tentera de conserver son titre et d’obtenir sa troisième étoile.

Cette nouvelle génération de joueurs peut encore progresser. Il est vrai que les aléas d’une rencontre peuvent parfois bouleverser un résultat, mais le potentiel est bien présent.

C. HOMBERT
juillet 2018