SYNDIQUES DE LA C.G.T., COTISEZ POUR VOTRE PATRON.

Thierry Lepaon, qui a été élu secrétaire général de la C.G.T. en mars 2013, pour remplacer Bernard Thibault, démissionnaire,
s'est faire prendre en flagrant délit de malhonnêteté et d'hypocrisie….
Lui qui dénonçait en permanence les pratiques scandaleuses des « patrons voyous » qui touchent des « retraites chapeau »
phénoménales quand ils partent en retraite, ou bien quand ils sont remerciés pour bons ou mauvais services rendus, n'éprouvent
aucun scrupule dans sa conduite.
Pour preuve, le journal satirique le « Canard enchaîné » dénonce le coût exorbitant des travaux effectués dans son appartement
de fonction. La centrale syndicale a déboursé : 105000 euros !
Selon un autre journal, l'Express, la réfection de son bureau au siège parisien aurait coûté 62000 euros ! Il clame son innocence
bien entendu et jure qu'il n'était au courant de rien. Ben voyons….
Ce n'est pas fini : Thierry Lepaon aurait auraient touché 100000 euros d'indemnités, lors de la rupture conventionnelle de son
contrat de travail !
Il a quitté son siège régional de Basse Normandie pour celui parisien quand il est devenu secrétaire national.
Quel camouflet pour tous les syndiqués !
Les instances de la C.G.T ont bien tenté de minimiser les faits en invoquant une certaine normalité des choses, mais la base
des militants n'a pas du tout apprécié ce comportement scandaleux.
Thierry Lepaon pourtant s'accroche à son poste. Il parle de complot de cabale contre lui….
Il aura fallu attendre plus d'un mois pour que la situation se décante. Après moultes réunions orageuses, Thierry Leapon a
enfin donné sa démission.
A une écrasante majorité, Philippe Matinez a été élu patron et devient ainsi le nouveau secrétaire national.
Ouf ! Il était temps de mettre de l'ordre dans cette centrale syndicale, qui, outre les critiques portées contre elle, perd chaque
jour un peu plus d’audience.
Il faut espérer que Philippe Martinez saura redonner à ce grand syndicat, la force et l'élan nécessaire pour servir et défendre
les intérêts des salariés.

C . HOMBERT
Février 2015