LES ENFANTS GATES

Depuis leur honteuse démission, entraînant leur élimination prématurée lors de la coupe du monde de football en Afrique du
Sud en 2010, l’histoire se répète deux ans après.
De nouveaux joueurs sélectionnés en équipe de France ont conservé les mêmes travers : indiscipline, contestation, remise
en cause du choix des joueurs composant l’équipe, critiques sur la tactique adoptée par le sélectionneur, arrogance caractérisée
de certains joueurs hors terrain…. Bref, des attitudes inadmissibles qui ne glorifient pas le football et qui ne donnent pas un bel
exemple pour les jeunes.
Outre le résultat sportif décevant des français dans cette coupe d’Europe 2012, la condamnation est unanime : les comportements
de ces enfants gâtés du foot sont déplorables et ils ternissent l’image de notre pays.
Les vieux démons ont ressurgi chez certains, plus préoccupés à soigner leur auréole que de défendre les couleurs nationales.
Nasri, Ben Arfa et Ménez pour les nommer, sont les auteurs de ces débordements et de  ces attitudes scandaleuses.
Les insultes et invectives dans les vestiaires entre joueurs ou le fait de ne pas chanter la Marseillaise passent encore, mais la
goutte qui a fait déborder le vase, c’est l’indifférence avec laquelle ont été traités les supporters (pour la plupart des jeunes),
venus les attendre à Orly pour leur retour. Aucun regard, aucun signe amical, aucun autographe ! La plupart des joueurs repartait
dans leur club, le casque audio bien calé sur leurs oreilles, indifférents, désinvoltes, voire cyniques devant l’attroupement bien
amical. Seuls 2 joueurs se sont prêtés de bonne grâce à la séance de retrouvailles et ont montré des signes de bienveillance.
Si cette attitude est déplorable, ce qui l’est plus, ce sont des propos triviaux lancés à la volée pendant la compétition, comme
« va te faire enculer »  ou « fils de pute ». Il ne faudra donc pas  s’étonner que les jeunes tiennent ces mêmes propos dans leur
club respectif.
Pourtant, forts de leur notoriété, ils font moins le malin dans leur club.  A la moindre incartade, ils sont sévèrement réprimandés,
voir mis à l’écart ou sont sanctionnés financièrement… Mais en équipe de France, ces enfants gâtés sont intouchables….
Porter le maillot tricolore n’a aucune signification pour eux. La fibre patriotique ? Ils ne connaissent pas.
N’étant pas éduqués avec ces valeurs, il n’y a pas de dialogue possible pour leur faire comprendre les choses….
Les sélectionneurs Blanc et Domenech ont été impuissants à gérer leur groupe formé à deux ans d'intervalle. Sur le plan
sportif certes, mais pas sur celui des relations humaines et des comportements.
Des joueurs aussi indignes ne doivent plus être sélectionnés. Pourquoi faire appel à ces individualistes dont on sait que
l’attitude dans la vie, comme sur le terrain, n’est pas compatible avec celle d’un groupe sportif dont les valeurs doivent être
le collectif et la solidarité.
Alors, le sélectionneur de demain devra-t-il être également éducateur et psychologue ?  En plus des égoïsmes chez certains,
il devra gérer les caractères des joueurs en fonction des critères d’éducation et de sociabilité.
L’équipe de France peut se passer de ces parvenus, dont le seul mérite est de savoir jouer au football… individuellement.
Encore une fois, la fédération est restée bien passive sur ces événements. Elle a suspendu les primes de matches accordées
à tous les joueurs, mais suspension n’est pas suppression…. Elle devra toutefois verser à nouveau un dédommagement à
certains sponsors, comme en 2010. Des intérêts économiques sont en jeu (1).
De toutes façons, s’il y a sanction, ces enfants gâtés resteront indifférents et continueront à parader honteusement...
Ils oublient que s’ils rayonnent aujourd’hui, c’est grâce à la collectivité qui leur a offert des structures d'entraînement et aux
éducateurs bénévoles qui les ont formés...

Messieurs les ambassadeurs du foot, restez chez vous, l’équipe de France de football peut se passer de vous.


(1) Les mauvais résultats portent atteinte à la crédibilité des marques. Des objectifs à atteindre sont maintenant
     précisés dans les contrats.

C. HOMBERT
juin 2012